Rénovation énergétique : des économies d’énergie considérables mais à quel prix ?

Avec l’installation d’un chauffage performant et une isolation renforcée, la consommation énergétique des maisons rénovées sous le label Effinergie a considérablement baissé. Les résultats publiés par l’Observatoire BBC d’Effinergie sont très instructifs à ce propos.

Isolation thermique par l’extérieur, chauffage au gaz, VMC installée … C’est le portrait type des maisons rénovées en basse consommation qui ont été scrutées par l’Observatoire BBC Effinergie. Il s’agit de maisons labellisées (rénovation BBC Effinergie) qui pourraient augurer des prochains développements que devra subir le parc immobilier. Dans le cadre de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) définie par la France, la consommation énergétique du parc ne doit pas dépasser 80 kWep/m².an d’ici 2050. Un objectif ambitieux qui suppose une rénovation importante des maisons individuelles.

D’importantes économies d’énergie à la clé.

Sur un échantillon de 266 maisons rénovées, la consommation d’énergie a baissé de 20% par rapport au plafond de 80 kWep/m².an fixé par le label BBC Effinergie. Et si l’on compare avec la consommation avant rénovation, les experts indiquent qu’elle est divisée par cinq, soit une économie de 73% après rénovation ! Cette baisse drastique s’accompagne d’une réduction tout aussi substantielle des émissions de gaz à effet de serre, ces dernières ayant été divisées par 12! Pour transformer une maison énergivore en un bien plus sobre, la recette est connue : effectuer de sérieux travaux. Les murs extérieurs, la toiture, les fenêtres, le chauffage, la ventilation et l’eau chaude sanitaire… tout peut devenir source d’économie.

Isoler le bâti

Pour réduire les pertes de chaleur, l’isolation par extérieure fait partie de la grande majorité des projets de rénovations. Il s’agit de créer une seconde enveloppe isolante autour des murs extérieurs en posant des blocs de polystyrène expansé recouverts par la suite d’un enduit protecteur. On utilise souvent cet isolant sur les maisons construites de blocs de béton ou de briques. Pour les constructions à murs en pierre, on privilégie plutôt l’isolation intérieure. Pour le remplacement des fenêtres, les cadre en PVC (55% des cas) et en bois (26%). N’oublions pas le toit ! Les rampants et les combles perdus s’isolent soit avec de la laine minérale (42% des cas), soit avec un isolant biosourcé tel que la ouate de cellulose, la fibre de bois ou encore le chanvre (48%).

Une maison bien ventilée

Une isolation efficace passe également par un système performant de ventilation mécanique contrôlée (VMC) qui renouvelle l’air ambiant. Ce renouvellement est d’autant plus important pour évacuer les polluants que l’isolation réduit l’infiltration d’air extérieur. La grande majorité des maisons ne disposent pas d’un tel système, une VMC est pourtant indispensable. La ventilation à humidité contrôlée (hygroréglable) a été choisie dans près de six rénovations sur dix, cet équipement régulant le débit d’air extrait en fonction de la teneur en humidité dans le logement.

Un chauffage plus performant

Le chauffage au gaz est le grand gagnant de ces rénovations, puisqu’il a été installé dans 54% des maisons. Ce sont des chaudières à gaz à condensation qui sont choisies pour fournir également de l’eau chaude sanitaire. Le chauffage au bois occupe la deuxième place devant les pompes à chaleur (15%).

Une rénovation coûteuse

Atteindre les performances exigées par le label BBC a un coût important. Pour une maison classée F dans le DPE (diagnostic de performance énergétique), le budget moyen des travaux s’élève à 55 894 € pour arriver à la consommation énergétique de 80 kWep / m².an (BBC). Dans le cas d’une maison classée D, la facture sera moins salée avec une enveloppe moyenne de 38 340 €.

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